Interviews des perso

Ouais sans blagues, ouais, et ça c'est le forum à Chimel ouais, C'EST QUOI MON NOM?

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Aikau le bo
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Interviews des perso

Message par Aikau le bo » jeu. déc. 17, 2009 10:58 am

Holla les gens!

Comme abordé avec certains d'entre vous, je propose de faire des interviews des persos dans le but de réunir tous les textes de la campagne et de faire une sorte de cahier souvenir commémoratif...
Vous trouverez ci-dessous mon texte. Il serait peut-être intéressant que l'on essaye tous de respecter un découpage relativement semblable, à moins que vous n'ayez d'autres idées de la mort qui tue, of course...
Pour les relations avec les PNJ, il va de soit que je n'ai mise que celles qui concernaient directement Garret, libre à vous d'en rajouter/ enlever
Pour n’offenser personne il ne faut avoir que les idées de tout le monde
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Re: Interviews des perso

Message par Aikau le bo » jeu. déc. 17, 2009 11:01 am

Interview de Boris Bruckler

Introduction :
Ahh… Une campagne qui fini, c’est toujours un peu comme un long voyage où l’on arrive enfin à destination. Bien sûr, on est heureux d’arriver, de se reposer, de passer à autre chose, de dire « Je l’ai fait » mais… en même temps, la tristesse vient, la nostalgie s’installe… On se prends à se souvenir, à sourire tout seul en repensant à certaines scènes, à souhaiter pouvoir jouer « juste encore un tout petit peu ». Toutes les bonnes choses ont une fin et, finalement, on se rends compte que le plaisir d’avoir joué est bien supérieur à celui d’avoir réussi, accompli ou fini une campagne… même si le fait de finir grosbill ne gâche en rien le plaisir, bien sûr…

Nom du personnage incarné :
Pat Garret

Description physique :
Petite taille, gros, cheveux noirs, yeux bruns, petite moustache très bien taillée, toujours habillé de manière soignée quoique assez simple. Malgré son embonpoint, il se déplace avec un forme de grâce très éloignée de la lourdeur que suggère son poids.

Description psychologique :
Cynique. Ce seul adjectif résume une bonne part de sa personnalité. On peut rajouter sensible, vertueux, prêt aux compromis – qu’il assumera plus ou moins bien par la suite - pour atteindre un but supérieur, charmeur, inflexible, malin et naïf à la fois… Garret est un homme en colère, qui ne comprends que trop bien l’âme humaine et qui se bat lui-même constamment contre sa propre part d’ombre. Roublard, il n’hésite pas à ourdir mille entourloupes et à consentir à tous les sacrifices pour atteindre ses objectifs : c’est donc un adversaire dangereux. Romantique (qui ne s’assume pas), il devient totalement prévisible lorsqu’on met en jeux des vies humaines on qu’on menace la Réalité (qui pour lui se résume grosso modo à la Nouvelle-Orléans) : c’est là sa grande faiblesse.

Une référence cinématographique/ littéraire/ etc. ?
Sans aucun doute Samuel Vimaire, le célèbre commissaire divisionnaire du guet d’Ankh-Morpork dans les romans de Terry Pratchett. Pourquoi ? Parce que, comme le dit Pratchett lui-même « : J'ai toute cette colère et cette rage contre la stupidité du monde, tout comme Vimaire ». Garret est comme le commissaire : un ultra cynique au « grand cœur », un être en apparence froid mais qui n’hésitera pas une seconde à donner sa vie pour sauver un être humain (ou assimilé) digne de l’être (c’est là qu’entre en jeu la définition fluctuante du mot « digne »).

Ses relations avec les PJ:
- Evariste de Montjoie : Relations complexes, c’est le moins que l’on puisse dire. Si au tout début de la campagne, Garret se sentait avant tout lié à Evariste par un contrat signé avec l’ancien patriarche, la principale raison pour laquelle il resta proche des Montjoie par la suite était de garder un œil sur eux, et tout particulièrement sur leur représentant : Evariste de Montjoie. Le contrariété était souvent présente, tant il est vrai qu’Evariste, en véritable joueur d’échec, tentait de couvrir tous les fronts en même temps, alors que la tactique naturelle de Garret consistait à s’assurer un voire deux appuis puissants, à refuser toute négociation avec l’adversaire et à, si possible, profiter qu’il bouge ses pièces pour lui fracasser le plateau de jeu sur la tête… Mais, malgré tous les désaccords et, osons le dire, les « petites trahisons » entre amis, jamais Garret n’a oublié qu’il avait en face lui le chef de famille, Le Montjoie. Un respect, largement teinté ironie, il est vrai, s’est donc installé entre les deux hommes. Il convient tout de même de rajouter que, jusqu’à la fin, Garret a douté de la réelle volonté d’Evariste de « laisser » le pouvoir là où il devait rester, c’est à dire hors de sa portée… Les évènements – et/ou la chance –lui ont prouvé qu’il se trompait.
- John Parston : Relations très fluctuantes. S’ignorants mutuellement au début, Parston s’est révélé pour Garret après quelques temps son seul allié puissant partageant ses objectifs, à savoir préserver la Réalité. Et puis, il y a eu la possession par Tisseuse. Naturellement méfiant avec le « surnaturel » – non, pas raciste, méfiant… ok très méfiant – Garret, esseulé à cette époque ( = plus esseulé que d’habitude) a accueilli de manière ambivalente la nouvelle personnalité de Parston. Un allié puissant, c’est bien. Une Entité qui considère l’humanité comme source de problèmes potentiels, c’est dangereux… pour l’humanité. Finalement, Garret a été très reconnaissant à Tisseuse de « forcer la main » à Evariste, de renvoyer les putains de vampires et de colmater les trous dans la Réalité. Un très bon allié, au final.
- Ethan McDowell : L’agacement a été le principal sentiment de Garret vis-à-vis d’Ethan. Prolétaire dans l’âme, Pat déteste les bourgeois, les richards, les oisifs, et tous ceux qui pensent que l’argent peut tout. Garret a considéré durant toute la campagne Ethan comme un bouffon imbécile, superficiel et vain. Le problème, c’est que le détective a vite compris qu’il s’agissait d’un bouffon imbécile, superficiel et vain hyper puissant, notamment à cause de son incommensurable fortune, de ses liens avec les putains de vampires et de son insolente chance. Leurs relations se seraient sans aucun doute très fortement détériorées si Ethan n’avait pas décidé de partir vers le Labyrinthe avec les saloperies de suceurs de sang. Mais en même temps, une des principales forces de Mr. McDowell était son abyssale naïveté. Comment en vouloir à un type qui croit vraiment ce qu’on lui dit…?

Ses relations avec les principaux PNJ :
- La faction vampire : Une franche détestation a été le principal moteur des relations entre les vampires et Pat Garret. Ou plutôt, une séduction des vampires opposée à une attitude psychorigide de Garret. Pat hait les saloperies de suceur de sang, qu’il considère – à juste titre, d’ailleurs – comme des parasites pour l’humanité. Ce n’est pas tant leur goût du sang qu’il déteste que leur façon de considérer les humains comme quantité négligeable, comme des pions ou des êtres inférieurs. Garret à donc tout fait dès le début pour éloigner les vampires de La Nouvelle-Orléans, voire même pour leur nuire (on se souviendra de l’épisode catastrophique de l’Ordre de St-Georges…). On peut tout de même opposer à cette haine le penchant naturel de Pat pour les très jolies jeunes femmes – dont les vampires sont abondamment pourvus – et la faiblesse qui l’a conduit plusieurs fois dans le lit de l’une d’entre elles… une très belle histoire romantique… si, si…
- La faction Laperche : Pas de véritables relations, si ce n’est une méfiance de bon aloi.
- La Bayou Vermillon : Peu de relations directes - nonobstant le main très bienvenu de Jonas Aguilé lors de l’affaire de la Montjoie kidnappée – d’autant plus que Pat se désintéressais totalement de la guerre du rail du moment que cette dernière n’influence pas trop son quotidien. Disons que Garret savait ou était sa place par rapport au baron Lacroix… et savait y rester.
- Le Projet Myskatonic : Quatre phases bien distincts ont marquées leurs relations. Premièrement, « C’est cool d’avoir des alliés » : Garret introduit les Myskatonic auprès des Montjoie et se dit qu’avoir des gens à soi sur place est une bonne chose. Deuxièmement, « Ah mais en fait vous être des grosses baltringues » : le détective voit ses alliés envoûtés, totalement impuissants, leur couverture grillée et parfaitement inutiles. Troisièmement, « Bon, d’accord, vous savez quand même faire des trucs, finalement » : Pat confie la destruction du Portail au fond du jâââârdin aux Myska… et ça marche ! Malheureusement, comme toujours, l’exploit passe inaperçu. On peut tout de même noter le « don » de la Myska à Pat du très fameux « Black Hole Pistol ». Enfin, la dernière phase a consistée à « Je me démène pendant 80 scénar pour vous et tout ce que je récolte c’est des infos capitales sur les Montjoie et, plus généralement, sur la campagne ? » : tout est dans l’intitulé de la phase.

Les plus belles réussites :
Quelques belles réussites de Pat Garret sont dignes d’être signalées. Il convient toutefois de comprendre que aucune de ces réussites n’a jamais été reconnue par les autres PJ. Manque de communication, sûrement…
Parmi ces succès, on peut citer le brisage psychologique de Lethem lors de l’épisode sur le Mississippi : grâce à un roleplay des plus efficace et à un jet de dés qui l’était encore plus, Garret parvint à faire en sorte qu’un ennemi se dévoile. Comme à chaque fois, l’exploit passa inaperçu, bien que le dit exploit n’eut pas une grande influence par la suite.
On peut également citer la destruction, tout seul, d’un Sombre Rejeton, la résolution de l’enquête sur l’enlèvement de la Montjoie à la Nouvelle-Orléans, et, bien sûr, le renvoi d’un Dieu lors de la scène finale. Oh ! J’oubliais ! Le fait que Pat ai, au final, rempli tous ses objectif, à savoir : empêcher la fin du monde, virer les vampires de la NO, empêcher que les Montjoies basculent du mauvais côté et… sauver sa peau, bien sûr… Une dernière chose : il faut tout de même de noter que Garret a passablement profité des charmes féminins durant cette aventure, ce qui n’est tout de même pas rien… Tiens, pour le coup (sans mauvais jeu de mot), c’est bien les seuls « exploits » que ses compagnons ont reconnu. De là à en tirer des conclusions sur le PJ masculin moyen…

Les échecs les plus cuisants :
La plus grosse baffe que s’est prise Garret est sans conteste sa tentative d’utilisation de l’Ordre de St-Georges contre les vampires. Partant d’une bonne intention – tuer ou du moins éloigner les saloperies de suceurs de sang – Pat n’avait clairement pas compris à quel point les ecclésiastes étaient des gros, mais vraiment des très très gros cons. Résultat ? Des fous de Dieu prêts à tout (et tous) exploser ratant ( deux fois) leurs attentats, des vampires pas contents qui font bien sentir que le détective leur en doit une et des séances et des séances à se justifier et à s’excuser…
A part ça, il faut bien dire que le piège des Dusty Mountains, lorsque les PJ se sont retrouvés ficelés et cobayes à expériences de mad scientist, a été un moment où Garret ne s’est pas senti très fier de lui.

Les meilleurs souvenirs :
Difficile de faire le tri de tous les bon souvenirs. Outre les exploits personnelles du personnage, qui restent généralement toujours d’excellents moments, je garde précieusement en mémoire les discussions - largement saupoudrées de pics et autres tacles - avec Evariste au sujet du devenir de la famille, des pouvoirs magiques, etc. Que de cassages, que de mauvaise foi, que de regards du type « on se comprends… ». Absolument délicieux !
Les relations avec Parston furent également très plaisantes, tant il vrai que ce personnage est devenu au gré de la campagne toujours plus complexe, passant alternativement pour Garret du rang d’ennemi à celui d’allié indispensable (souvent au même moment, d’ailleurs).
Ethan, quand à lui, a apporté une touche - ok, un océan - d’absurdité et surtout d’aléatoire qui a plus d’une fois « rafraîchi » la partie et a en tout cas provoqué des fous rire à foison !
Les différents scènes de séduction entre Garret et les PNJ féminins resteront également des moments savoureux, tant il est vrai qu’il était amusant de jouer un personnage très à cheval sur ses principes et de voir ces derniers s’effacer devant l’appel de la chair… alors que Garret avait pleinement conscience de se faire manipuler…
Concernant la campagne elle-même, les meilleures souvenirs resteront sans doutes ceux liés à l’enquête à La Nouvelle-Orléans sur le kidnapping de la Montjoie. Une enquête dans le plus pure style « polar noir » qui a été à la fois jouissive et valorisante. Un pur bonheur rôlistique !
Enfin, et pour ne citer que cet exemple, le sourire de notre cher MJ lorsqu’il lançait les dés derrière son paravent et annonçait le résultat sans même jeter ne serait-ce qu’un simple coup d’œil aux dits dés, eh bien ce sourire symbolisme à lui seul une des raisons pour lesquels je me suis tant éclaté durant cette campagne : au diable les règles, seule compte le plaisir…

Le mot de la fin :
S’il ne devait y avoir qu’un seul mot de la fin, ce serait : Merci ! Merci pour ces moments d’anthologie, pour ces zygomatiques douloureux à force de rire, pour ces images que je garderai précieusement dans ma mémoire, pour ces négociations à couteaux – littéralement – tirés, pour ces exploits dignes de légendes, pour ces scénarios sur 40 générations avec 200 PNJ où il semblait parfaitement normal à notre MJ que nous nous souvenions de manière exhaustive d’informations obtenues 30 séances plus tôt, pour ces entubages glissés, à sec, à chaud, surprise, attendus, innovants ou déconcertants, entre nous, entre nous et le MJ, entre nous et les PNJ, entre les PNJ… Merci encore pour tout, pour les copains, pour l’imaginaire, pour l’aventure et surtout merci, merci infiniment à Chimel de m’avoir fait rêver !
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Re: Interviews des perso

Message par Chimel » mar. déc. 22, 2009 11:14 am

Cooool merci pour ce florilège de morceaux choisit Aiko!
En essayant continuellement on finit par réussir. Donc, plus ça rate, plus on a de chance que ça marche
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