Tourisme DDesque: L'histoire d'Einar

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Khazou
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Tourisme DDesque: L'histoire d'Einar

Message par Khazou » lun. oct. 24, 2011 12:56 pm

Aujourd'hui est peut-être mon dernier jour sur ce monde, des Orcs attaquent Stenval depuis plusieurs jours et la défense de la ville se fait rude. Cette lettre est destinée à Elénor de Stenval, ou si elle a péri à mes côtés durant le siège, à son père, le Comte Henri de Stenval. Je sens qu'il me faut raconter mon histoire afin que celle-ci ne tombe pas dans l'oubli.

Je suis né il y a dix-huit ans, dans les lointaines terres du Nord, que l'on appelle aussi Midnattsolland, pays du soleil de minuit. Fils naturel de l'héritier du Clan de l'Ours et d'une de ses maîtresses de l'époque, mon père me reconnut comme son fils mais jamais je ne pus prétendre à la place de Chef du Clan. Néanmoins, je fus nommé Bärklansson, fils du Clan de l'Ours. De constitution moyenne, je ne pouvais guère rivaliser avec mes demi-frères, tous forts comme des taureaux et résistants comme la pierre, aussi passais-je le plus clair de mon temps à travailler mes autres facultés, comme mon adresse et ma discrétion.

Ces facultés m'ont parfois causé du tort. Certaines personnes qui s'étaient vues dérober de menus objets, de la nourriture ou de l'HENNIEZ m'avaient désigné comme responsable de ces disparitions, et même si certaines de ces accusations étaient infondées, je me vis constamment accusé de vols divers et variés.

Cette réputation n'était néanmoins pas pour me déplaire. Etant considéré comme un voyou, et ayant développé quelque peu certains "charmes", certaines demoiselles du Clan n'étaient pas rebutées par ma personne, et je devins un séducteur dans notre village, ce qui fit encore empirer ma réputation déjà entachée. Les portes se fermaient de plus en plus devant moi, et bientôt je devins un paria (Evidemment, un jeune homme plutôt frêle, charmant envers les demoiselles, considéré comme un voyou, le tout dans un clan de guerriers farouches, ça ne le fait pas).

Je fis donc mes adieux à mon Père, devenu entre-temps Chef de Clan, et décidai de partir vers le sud, où l'herbe était peut-être plus verte et où l'on ne me considèrerait peut-être pas comme un rebut de la barbarité.

Plusieurs mois durant, je vécus à la limite de mes moyens, ayant emporté ma part de l'héritage (Mon père avait insisté pour que je ne parte pas sans rien) et j'arrivai pour finir dans la ville de Targòs, première ville "civilisée" des terres du Nord.

C'est ici que mes dons se sont à nouveau avérés utiles, car une grande partie de mon héritage avait été dépensée durant le voyage en hébergement, boissons, nourriture et femmes (N'en prends pas ombrage Elénor, point ne te connaissais alors). Je vécus de rapines, cambriolages et vols à la tire durant six mois à Targòs, et fus recruté par la guilde des voleurs locale. Je rencontrai en ville quelques amis avec lesquels je suis toujours en contact épistolaire, même si je me doute qu'ils n'auront pas de nouvelles de moi avant quelques années, au vu de la distance qui nous sépare.

Néanmoins, le temps que je passai à Targòs ne fut pas occupé que d'activités criminelles. C'est là que j'appris à manier les armes légères telles que la rapière, et que je commençai à utiliser mon adresse plus que ma force dans de nombreuses situations. J'ai noué de nombreuses amitiés parmi les enfants des bas quartiers, qui n'avaient plus à voler pour vivre... puisque Cousin Einar leur avait trouvé à manger (Légalement). Après avoir réalisé bon nombre de "transferts de propriété", comme on disait au sein de la guilde, j'ai pu acheter une maison dans la basse ville et celle-ci est devenue un refuge pour les enfants des rues, pour que ceux-ci ne soient plus réduits à voler ni à dormir à la belle étoile. Désormais, mes amis Targosiens doivent s'occuper des enfants pour assurer leur subsistance et leur trouver un avenir chez un artisan. Mieux vaut qu'ils travaillent honnêtement plutôt qu'ils ne soient exhibés au pilori pour avoir volé une pomme au marché.

Lors d'une mission de routine ordonnée par Asulf (Le maître de guilde), où je devais récupérer une cargaison de vin précieux des mers du Sud, je fus séparé de mes complices lors de l'assaut que nous menâmes contre la caravane, et me retrouvai dans le noir, sans aucun repère. C'est alors que je reçus un formidable coup sur la tête et sombrai dans le néant.

Lorsque je me suis réveillé, j'étais dans un chariot sans chevaux, sans mes armes ni mon armure, accompagné par deux personnes à l'apparence humaine (J'appris plus tard qu'il s'agissait d'une aasimar et d'un tieffelin). Nous avions été capturés par des Duergars (Des nains des profondeurs apparemment) et allions être utilisés comme esclaves sans aucun doute.

Xan Yae sait comment, nous avons pu par miracle nous échapper et avons pu rejoindre la surface, non sans nous faire courser par des gobelins. Au bout de notre longue fuite, nous sommes arrivés à Stenval et je crois que la suite est connue en ville.

Elénor, si tu lis cette lettre, je serai soit mort, soit blessé. Sache que ma vie n'a pas toujours été de la plus grande honnêteté, et que je n'ai pas toujours été de la plus grande bonté. Toutefois, tu es bien meilleure voleuse que moi, car c'est mon âme que tu as réussi à dérober.

Ton dévoué,

Einar
Le Forge-Mondes est ici. Le Forge-Sites est en dessous.
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