Suite aux anciennes réflexions et surtout aux récents développements liés au fait que le Space Fridge allait faire faillite sans l’intervention prompte du nouvellement formé SF Lion’s Club, une question me tarabusque tel le moustique indésirable sur une peau d’albâtre, un soir d’été, alors que le juste génocide d’une nation elfique mauvais payeurs se déroule plus bas dans la vallée : Qu’en est-il de la Participation Aux Frais (PAF) ? Mais si, vous savez, cette obole qui permet aux gueux et à toute personne n’ayant pas le bon goût d’être un spacefridgien de quand même venir se dorer au soleil de notre Sapience (avec un grand S, il va sans dire).
En effet, alors qu’une forte augmentation de la cotisation SF est totalement inéluctable, je me demande quelle est l’utilisation actuelle de la PAF qui permet de ne pas être membre de notre glorieuse association. Cela concerne-t-il qu’une personne ou deux qui viennent 3 fois dans l’année ou cela est-il un mode d’utilisation récurrent des locaux?
Tu vois où je veux en venir, hum… ? Oui, toi là… non pas toi, toi là ! ouais, ouais, essaye pas de te planquer, je t’ai repéré, vil rascal !
Cette fameuse PAF est-elle une façon déshonorante mais fâcheusement régulière d’entrer dans notre antre, tel le voleur de bas étage passant par les égouts car il n’a pas la seyante cape aux reflets mystérieux permettant de passer le troll à l’entrée (alors que le dit troll vous sert du « Monseigneur » et qu’une esclave nubile vous sert un verre de votre breuvage préféré, gardé derrière le comptoir pour vous par le barman, cela va sans dire) ? Ou bien, cette PAF est-elle un simple expédient, un échantillon gratuit d’un opiacé particulièrement addictif visant un but unique : vous faire adhérer à notre doctrine, la seule vrai foi, l’unique voie vers la salvation et les xp, bref, le Space Fridge?
Car mes amis, je vous le dit : A l’heure où l’ombre noire de la Faillite a une fois encore planée sur nos nobles têtes et qu’une compagnie de courageux paladins chaotiques joyeux doit ouvrir bien grand sa bourse pour faire trébucher ses écus bien sonnés (et durement gagnés), il convient non seulement de savoir si les « pafeurs » - que d’autres cultures moins raffinées considéreraient comme des « hors-castes » - sont nombreux et, si oui, comment il convient de les traiter.
Doit-on continuer des les accepter ?
Si oui, selon quelles modalités pécuniaires et temporelles ?
Si non, quelles conséquences cela aurait-il sur notre club ?
Peut-on souffrir que l’avilissant statut de « pafeur » soit autre chose qu’une anomalie au sein de notre Space Fridge chéri, une injustice envers ceux qui payent, injustice comparable à la déductibilité fiscale des amendes des empires noirs de Krédit Suisse ou de l’Union des Banksters Suisses ?
Ne pourrait-on imaginer un système ayant fait ses preuves dans d’autres associations - à but non de conquête du Monde, comme nous, mais, comme nous, à but non-lucratif -, à savoir un nombre d’essais gratuits à déterminer puis une adhésion obligatoire, tout simplement ? Car, nobles seigneurs de l’ordre du Rotary, nobles seigneurs de l’ordre du Lion’s Club ou humbles chevaliers du Space Fridge, je vous le dit : je ne saurais souffrir plus longtemps un système permettant aux serfs de profiter de notre gloire sans que ces derniers ne se jettent sur les piques ennemis en première ligne (ou payent pour ne pas aller à la guerre, ce qui est tout aussi noble que faire la guerre).
Bien sûr, il tout-à-fait possible que le « pafeur » régulier ne soit qu’un mythe que l’on conte aux enfants les soirs d’hivers pour leur faire peur : une fantasmagorie édifiante, certes, mais sans guère d’application dans notre prosaïque Réalité de Guerre Eternelle face l’ennemi Faillite. Les sages du Comité ont-ils, dans leur grande sagacité, quelques chiffres et analyses à nous communiquer à ce sujet ? Le « pafeur » régulier existe-t-il vraiment ?
J’arrête là ma logorrhée, emphatique, certes, mais sincère, mes chers condisciples, et vous laisse sur ces réflexions qui, loin d’être vaines, témoignent du profond attachement que j’éprouve pour notre association ainsi que de mon souhait de non seulement la voir perdurer jusqu’à l’avènement de l’ère du SF – c’est juste après l’ère du verseau, il me semble - mais également d’honorer celles et ceux qui la font vivre… en payant leur coti

