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Re: Chimel Ciné Corner

Publié : lun. mars 07, 2011 2:46 pm
par Ezechiel
King's speech ou le discours du roi
Basée sur l'histoire vrai du Prince Albert (futur Georges IV), elle raconte la lutte que le Prince Albert a du faire pour surmonter un fort bégaiement, le rendant totalement incapable de faire le moindre discours publique.
Racontez comme cela, le ressort de l'histoire semble faible, mais c'est sans compter le contexte historique, le caractère des protagonistes et la performance théâtrale des acteurs.

Le contexte: la période de 1930 à 1941, ce qui comprend l'avancée du nazisme, le décès de Georges V, l'accession au trône par le frère ainé d'Albert (au grand soulagement de ce dernier qui n'avait absolument pas envie de monter sur le trône, entre autre à cause de son terrible bégaiement), suivie de son abdication (afin de pouvoir convoler en juste en noce avec une américaine deux fois divorcée, ce qui était incompatible avec le rôle du roi en tant que dirigeant de l'église anglicane) et finalement du couronnement d'Albert/Georges VI et de la déclaration de guerre. Rien que le contexte et l'histoire donne un éclairage bien plus intéressant à cette histoire. Le film montre très bien la pression et les attentes qu'il y avait sur le futur roi, qui ne se sentait pas l'étoffe d'un dirigeant.

Les protagonistes: Mr Logue, le logopède australien a basé toute sa méthode sur l'établissement d'une relation de confiance avec ses patients. Ainsi, il insiste pour appeler le prince par son surnom "Bertie", sans titre, alors que celui-ci préfère "Votre Altesse Royale" et est doté d'un certain tempéramment.

Finalement, les acteurs: Colin Firth campe un prince Albert tiraillé par un sens inné du devoir et la conscience qu'il est incapable de l'accomplir à cause de son handicap. Geoffrey Rush (Capitaine Barbossa des divers épisodes de Pirates des Caraïbes) campe un Logue qui bien que très respectueux du prince sait très exactement ce qu'il doit faire pour soigner un patient pour le moins réticent. Helena Carter (Sweeny Todd) incarne la femme d'Albert, celle qui sera connu par la suite comme "Queen Mum", la mère d'Elizabeth II, tout en finesse, toujours supportant son mari, sans jamais lui faire de reproche.

Le scénariste a pris quelques libertés avec la vérité historique, décallant d'une décennie, le moment où historiquement le Prince Albert surmontera son bégaiement (dès 1927, le Prince avait surmonté le plus gros de son handicap, alors que le film montre une évolution sur plusieurs années, se terminant en 1939-1940 avec la déclaration de guerre). Mais cette inexactitude ne fait que mieux servir l'histoire en ajoutant un poids dramatique.

Au final, un excellent film.
5/5.

Rango

Publié : jeu. mars 17, 2011 8:55 am
par Ezechiel
Rango
Un western moderne mettant en scène des petits animaux du désert (lézard, chien de prairie, serpent...), Rango est un dessin animé plutôt pour adulte. Les personnages ne sont pas mignons, les couleurs ne sont pas criardes ou contrastées. Tout cela en fait un film comico-dramatique.
Le rythme est irrégulier et le démarrage du film est lent, et on frise le décrochement.

L'histoire: Rango est un caméléon qui lors d'un déménagement est perdu et atteri dans le désert du Mojave. Il n'a aucun talent, à part un bagout qui frise la logorhée, une bonne dose de mythomanie et un sens inné pour se fourrer dans les situations les plus inextricables.

Arrivé dans la ville de Dirt, il décide que c'est l'opportunité de sa vie de devenir quelqu'un, et se fait passer pour un redoutable flingueur. Il n'en faut guère plus pour qu'il soit nommer shérif de la ville, et que les cata commencent à s'accumuler...

L'image est novatrice (couleurs très réaliste) et superbe, les clins d'oeil au film du genre abondent, les gags sont abondant, mais le rythme est un peu décousu. A profiter un jour de pluie.

3.5/5

Re: Rango

Publié : jeu. mars 17, 2011 9:22 am
par Aikau le bo
Ezechiel a écrit :Rango
un bagout qui frise la logorhée
C'est avec ce genre de vocabulaire qu'on sent que le Space Fridge est un club haut de gamme :mrgreen: . Non mais!

Scream 4

Publié : lun. avr. 18, 2011 11:52 am
par Ezechiel
Scream 4
Scream, dix ans après le dernier opus, avec les mêmes personnages & acteurs.
Franchement ? Tout en continuant sur le thème du slasher movie qui se plaît à démonter les ficelles du genre, il se renouvelle avec succès.
Qui plus est, il comprend de nombreux clin d'oeil à la série des trois Screams.

Bien divertissant. 3.5/5

Les femmes du 6e

Publié : ven. avr. 29, 2011 11:54 am
par Ezechiel
Les femmes du 6e
Le dernier film avec Fabrice Lucchini.
Chroniques de la fin des années 50, avec un Lucchini campant un gestionnaire de fortune complètement moulé dans une morne routine.
... jusqu'au jour où une nouvelle bonne - espagnole - fait irruption dans sa vie bien rangée, remplaçant la bonne bretonne qui avait servi la famille pendant trois décennies
Et là, il découvre un nouveau monde plein de vie, de spontanéité et d'émotion, aux antipodes de son monde terne.

Frais, tout en nuance, évitant de tomber dans la caricature, tout en ne manquant pas de multiplier les scènes cocasses.

Très agréable. 4/5

Thor

Publié : jeu. mai 05, 2011 9:29 am
par Ezechiel
Thor
Dernier super-héros en date à passer à la moulinette hollywoodienne, mais aussi premier d'une longue série pour cette année (Green Lantern, Capitaine America, Avengers,...).

Je l'ai vu avec ma femme qui ne connaissait rien à son histoire, et elle a bien aimé, trouvé le film divertissant.

Pour ma part, je connais (un peu) le personnage Marvel, mais ce n'est pas un pré-requis pour suivre le film. Ce film ne raconte pas la génèse de Thor, mais son arrivée sur terre (puni par papa Odin qui en avait ras la barbe de son caractère emporté et irresponsable), et ses démélées avec les humains et les machinations de son frère Loki qui le jalouse.

Le scénario est bien, pas simplet, mais pas non plus inutilement alambiqué. Les acteurs sont bien.
Et pourtant...
... et pourtant ce film ne m'a que modérément plût. Un peu comme le premier X-Men: trop de personnages secondaires sont introduits. Ce ne sont pas des faire-valoir, mais par cause de manque de temps, leur introduction demeure superficielle.
J'aurais sans doute préféré un peu moins de second rôle, et que la liste des protagonistes de l'histoire se limite à Thor, Loki, Odin, Jeanne et éventuellement Donald Blake.

Mon autre grieffe concerne la 3D. Non seulement mon billet est plus cher, mais en plus cela n'en vaut pas la peine. Du tout. Ici la 3D donnait l'impression d'un arrière plan en 2D, avec des personnages en 2D mais détaché de l'arrière plan. Bref, mauvais. Et lorsqu'il y a des scènes d'actions rapides, cela devient un mélange à vous donner la nausée.

En conclusion: en soit divertissement correct 3/5, mais évitez la 3D.

Re: Chimel Ciné Corner

Publié : mer. juin 22, 2011 11:32 am
par Ezechiel
La Fille du Puisatier
Film de et avec Daniel Auteuil, basé sur le roman éponyme de Pagnol, avec pour décor les paysages de la Provence.

Superbe. Les rôles, les dialogues, l'histoire, tout est finement ciselé.
Le genre de film dont vous ressortez tout revigoré, optimiste.

Chaudement recommandé, bien que je craigne qu'il ne reste plus long temps à l'affiche.
5/5.

Larry Crowne

Publié : mer. juil. 27, 2011 7:35 am
par Ezechiel
Larry Crowne, ou en français "Il n'est jamais trop tard"
... même en utilisant google pour traduire via 38 passages dans des langues exotiques, j'ai des doutes que la traduction soit très correcte.

Une comédie gentille décrivant la vie d'un quincagénaire qui se retrouve virer pour cause d'absence de diplôme (après néanmoins avoir été nommé 8 fois employé du mois).
Après avoir essuyé de nombreux refus en tentant de décrocher un job, il décide d'aller à l'université pour décrocher un diplôme, et c'est là qu'il va rencontrer Julia Roberts en prof de communication.
A partir de là, l'histoire est cousue de fil blanc, avec un peu de fioriture.

C'est divertissant, léger comme une bulle de savon et... tout aussi consistant. A voir un jour de pluie: 2.5/5.
(Vous vous en doutez, ce n'est pas que mes goûts cinématographiques changent, mais ma chère moitié voulait le voir :D )

Green Lantern

Publié : lun. août 08, 2011 9:20 am
par Ezechiel
Green Lantern
Je ne vous cache pas qu'avec un nom comme "Lanterne Verte", on part avec un sacré handicap dans la vie. Pour un titre de film, c'est la même chose. Et malheureusement, le contenu est à l'image de son titre: médiocre.

C'est un exemple typique où la maîtrise technique des effets spéciaux est parfaite, au détriment d'une histoire fade au possible.
Pour la énième fois, le principe de l'élu improbable est réutilisé, et cet héros improbable devra sauver le monde. Car malgré tous ses défauts (et il en tire des casseroles), la "Force Verte" le choisira pour être le porteur de pouvoirs immenses. Et là, on se dit que c'est pas gagné sauf que comme il s'agit d'une production hollywoodienne, ça va passer.

L'ennemi en question ? Le cousin de Galactus. Littérallement. Même apparence: un nuage multi-tentaculaire. Même finalité: absorber toute forme de vie sur la planète. Certes, les motivations sont différentes, mais au final, ça fait très recyclé.

Pour un Comic qui a des décennies d'existence, les scénaristes n'auraient-ils pas pu mieux faire ?

Vous l'aurez compris, je ne suis pas content de m'être fait une fois de plus arnaquer pour une 3D qui n'apporte rien et qui coûte plus. Beuharggg !
2/5.

Allez donc voir le beaucoup plus sympathique Trollhunter :D

Cowboys vs Aliens

Publié : lun. août 29, 2011 8:55 am
par Ezechiel
Cowboys vs. Aliens
Dans une ville du Far-West à la population déclinante, un cow-boy amnésique débarque, sème le brin, se fait arrêter, se fait reconnaître par propriétaire terrien qui lui en veut beaucoup et...

... les extra-terrestres débarquent et enlèvent une partie des résidents de la ville.
Les rescapés - menés par le cow-boy amnésique et le propriétaire terrien - vont se mettre en selle pour aller secourir leur compatriotes.
Au passage, leurs effectifs seront renforcés par des indiens et des bandits.

Mélange de genre improbable, la mayonnaise ne prend que moyennement:
- les images ne valent pas les classiques du genre (surexposé, manque de majesté)
- le casting d'Harrisson Ford en tant que vieux ex-colonel brutal ne colle pas trop. Non pas que l'acteur soit mauvais, mais je l'ai trop vu jouer des héros pour le trouver crédible en dure à cuire salopard (Ed Harris aurait été parfait)
- et puis la gentille extra-terrestre chez les humains qui veut les protéger contre les méchants, même interprétée par la mignonne Olivia Wilde, ça fait très artificiel.

Bref divertissant, mais il faut qu'il pleuve fort: 2/5

Re: Chimel Ciné Corner

Publié : lun. août 29, 2011 8:54 pm
par Aikau le bo
Captain America

Ou comment réussir l’impossible adaptation du super-héros donnant envie d’être un super vilain, rien que pour lui faire du mal, beaucoup, beaucoup, de mal…

Le pitch ? Durant la seconde guerre mondiale, un gringalet courageux devient super fort (et… c’est tout ? Mais… genre fort comme déplacer des montagnes ? Non, non, juste fort comme soulever une moto, ce genre de conneries, quoi…). Après, il y a un méchant nazi. Et puis, le méchant nazi perd. Voilà.

Un scénario bien pourri, donnant des convulsions rectales au bout de 30 secondes ? Oui… MAIS ! Là où c’est fort, c’est que ce super-héros patriotique à vomir a justement été créé… pour des raisons patriotiques en 1940 pour galvaniser le peuple américain. Or, il se trouve que les scénaristes de ce nouveau – énième – film de super-héros ont eu la bonne idée de ridiculiser cet archétype en le prenant pour ce qu’il est : un bouffon vendant des bons du trésor américain pour l’effort de guerre (superbe costume en coton et majorettes inclus dans le prix, hilarant). Et ça, bon sang, c’était vraiment drôle !

Alors bon, ok, passés ces aspects, on reste dans un classique du genre, tant au niveau de la réalisation – correcte – que des acteurs – corrects. Mais franchement, le film est si outrageusement pulp, dans le bon sens du terme, que tout patriote et brave qu’il est, Captain América reste toujours amusant et second degré, à la manière (un peu, faut pas exagérer, mais bon, j’fais c’que j’veux, d’abord ! ) d’un Indiana Jones, d’un Hellboy, ou d’un Inglorious Bastards (pour les nazis). Ok, c’est pas ce niveau, mais disons que ça essaye au moins, ce qui n’est pas si mal…

Bref, un chouette film pulp popcorn, à regarder pour ce qu’il est

Ma note : 4/5

Drive

Publié : mer. nov. 02, 2011 8:57 am
par Ezechiel
Drive
Hier soir, avec Mad Max nous sommes allés découvrir "Drive".
Film noir, empruntant son rythme lent aux westerns de Clint Eastwood (High Plain Drifter), et son image aux séries des années 80 (Miami Vice - Michael Mann).
Un mécano fait office de cascadeur le jour et de conducteur pour truands la nuit. Excellent pilote, il mène une vie discrète.
Et puis il découvre sa voisine, dont le mari a contacté une dette en prison. Par amour de la belle et de son gamin, il décide d'aider le mari à effacer sa dette en participant à un casse qui dérape.
Et c'est là que tout commence à mal finir. Le mari mort sur le carreau, notre pilote comprend qu'il y a anguille sous roche, et que bon gré mal gré, la belle risque de faire partie des dommages collatéraux. Il va donc essayer de mitiger les dégâts.

Et là le film dérape: jusqu'alors le film était un genre de road-movie à l'ambiance lente, oppressante, et bascule en quelques secondes dans le sanglant éclaboussant. Rien de suggéré que de l'explicite: tringle à rideau dans le coeur, éclatement de crâne au talon, taillade d'artère au rasoir... ces scènes ne durent que quelques secondes et il n'y en a que quatre dans tout le film, mais elles secouent les trippes parce que complètement inattendues, gratuites... et sans doute inutiles.

Certes, elles contribuent à révéler que le calme pilote cache un véritable psychopate, mais fallait-il tout montrer à l'écran ?

Au final, un film au cadrage très soigné (pour citer MrMax), au rythme parfaitement maîtrisé et avec une BO bien choisie. Le bémol: la violence explicite, qui aurait très bien pu n'être que suggérée sans que le film ne perde de son intensité.

Note: 3/5 - beaucoup (trop ?) de questions ouvertes à la fin du film

Re: Chimel Ciné Corner

Publié : mer. nov. 02, 2011 10:21 am
par Dust
Je l'ai vu également avec ma copine. 100% d'accord avec la critique.

Re: Chimel Ciné Corner

Publié : mer. déc. 21, 2011 3:19 pm
par Aikau le bo

La Guerre des Romands

Publié : jeu. janv. 12, 2012 7:13 am
par Ezechiel
La Guerre des Romands
Certains d'entre-vous se souviennent peut-être de Hatman et des Valaisans dans l'Espace, et bien un bon paquet d'année plus tard, voici le film !

Au 32e siècle, plus personne n'habite sur Terre et chaque canton romand s'est lancé dans l'espace (littéralement puisque le vaisseau comprend tout le canton). Et à bord du SS Couchepin, John Bonvin et son équipage doivent faire face à un terrible ennemie, le promoteur masqué qui n'ont seulement à tout bétonné les stations de montagne, non seulement à lambrisé les abricotiers, mais en plus à recouvert le Cervin de catelles !
Et comble du comble, John Bonvin découvre que les Vaudois ont réussi après mille ans d'essai à faire un bon blanc !
S'en est trop ! La guerre est déclarée !

Vous l'avez compris, ça ne se prend pas au sérieux, et ça passe à la moulinette tous nos romandismes, accents, expressions, réputations comprises.

Alors certes, le rythme est un peu lent, mais après tout c'est un film sur les romands.
Rigolo, divertissant, parfait pour un visionnage en Pully et Chavornay (ha oui, il ne dure que 30 minutes) - n'est pas projeté en salle, mais le DVD se commande en ligne.

A voir pour se moquer de nous-mêmes et re-découvrir les accents de nos voisins romands de tout bord.

3/5.