Mon Général
Publié : mer. nov. 18, 2015 3:42 pm
Après la séance du 12.11.15 - Les Croque-mitaines se cachent pour mourir : Voir Northend et mourir 4/10
Mon Général,
Veuillez pardonner la forme cavalière de cette missive, les opérations à Greenstones ne me permettent pas de mettre les formes d’usages dus à votre rang, je me contenterai de vous transmettre les faits et mes suggestions qu’en à ceux-ci.
Nous avons affronté hier une créature que le folklore nomme loup-garou et que les cryptozoologues appellent lycanthrope. Cette créature était en fait le fils infecté d’un paysan local. Notre capitaine vous fera son compte-rendu détaillé sur cette confrontation et sur la situation générale à Greenstones.
Parmi les hommes nous précédant à Northend se trouvent quatre soldats ayant lâchement fui le combat, nous abandonnant, moi et mes chers compagnons, face à ce monstre qui a bien failli nous décimer tous. J’ai fait mettre aux arrêts les soldats incriminés puis les ai renvoyés à Northend.
Jamais je ne me permettrai de vous adresser la moindre remarque en présence des hommes, mon général, mais je me permets dans cette lettre une suggestion concernant ces soldats ayant fui le combat: ne soyez pas excessivement sévères avec eux. Ils n’ont pas fait Gettysburg, ne connaissaient encore pas le vertige de celui qui comprend que le monde a changé, et pas pour le meilleur. Peut-être qu’une simple punition serait suffisante ? Vous êtes bien naturellement le seul et unique juge de ce qu’il convient de faire.
Vous m’avez confié prendre en considération mes « intuitions », je vous en livre une ici : la mort et le sang planent sur nous. Pas seulement sur Fort Northend, mais sur toute la région. Je pressens que le fort sera le cœur d’une bataille. Le renforcement des défenses du fort devra, parmi toutes nos priorités notamment concernant les vivres, être pris en considération. Une autre intuition me taraude et je me confie à vous, mon général : je sens, sans pouvoir le prouver pour l’instant, qu’il y a un ver dans le fruit. Quelqu’un, très certainement proche de nous (un soldat peut-être ?) travaille contre nos intérêt et vise à nous détruire. Je le sens au fond de moi, mon général, aussi clairement que j’ai senti les ténèbres nous entourer à Fort Sumter, aussi sûrement que j’ai senti quelque chose se « déchirer » à Gettysburg.
Une dernière chose, mon général : les derniers soldats ayant tenu le fort après la disparition de la troupe sont peut-être infectés. La lame indienne que nous avons récupérée pourrait permettre de les tester. S’ils sont positifs, des mesures devront être prises. Je n’ai pas de connaissances particulières concernant la lycanthropie (que je pensais jusque-là être une légende), mais des infectés vivants pourraient éventuellement nous conduire vers un remède. Peut-être.
Je vous adresse mes plus respectueuses salutations, mon général
Lieutenant Saul Moorcan
Mon Général,
Veuillez pardonner la forme cavalière de cette missive, les opérations à Greenstones ne me permettent pas de mettre les formes d’usages dus à votre rang, je me contenterai de vous transmettre les faits et mes suggestions qu’en à ceux-ci.
Nous avons affronté hier une créature que le folklore nomme loup-garou et que les cryptozoologues appellent lycanthrope. Cette créature était en fait le fils infecté d’un paysan local. Notre capitaine vous fera son compte-rendu détaillé sur cette confrontation et sur la situation générale à Greenstones.
Parmi les hommes nous précédant à Northend se trouvent quatre soldats ayant lâchement fui le combat, nous abandonnant, moi et mes chers compagnons, face à ce monstre qui a bien failli nous décimer tous. J’ai fait mettre aux arrêts les soldats incriminés puis les ai renvoyés à Northend.
Jamais je ne me permettrai de vous adresser la moindre remarque en présence des hommes, mon général, mais je me permets dans cette lettre une suggestion concernant ces soldats ayant fui le combat: ne soyez pas excessivement sévères avec eux. Ils n’ont pas fait Gettysburg, ne connaissaient encore pas le vertige de celui qui comprend que le monde a changé, et pas pour le meilleur. Peut-être qu’une simple punition serait suffisante ? Vous êtes bien naturellement le seul et unique juge de ce qu’il convient de faire.
Vous m’avez confié prendre en considération mes « intuitions », je vous en livre une ici : la mort et le sang planent sur nous. Pas seulement sur Fort Northend, mais sur toute la région. Je pressens que le fort sera le cœur d’une bataille. Le renforcement des défenses du fort devra, parmi toutes nos priorités notamment concernant les vivres, être pris en considération. Une autre intuition me taraude et je me confie à vous, mon général : je sens, sans pouvoir le prouver pour l’instant, qu’il y a un ver dans le fruit. Quelqu’un, très certainement proche de nous (un soldat peut-être ?) travaille contre nos intérêt et vise à nous détruire. Je le sens au fond de moi, mon général, aussi clairement que j’ai senti les ténèbres nous entourer à Fort Sumter, aussi sûrement que j’ai senti quelque chose se « déchirer » à Gettysburg.
Une dernière chose, mon général : les derniers soldats ayant tenu le fort après la disparition de la troupe sont peut-être infectés. La lame indienne que nous avons récupérée pourrait permettre de les tester. S’ils sont positifs, des mesures devront être prises. Je n’ai pas de connaissances particulières concernant la lycanthropie (que je pensais jusque-là être une légende), mais des infectés vivants pourraient éventuellement nous conduire vers un remède. Peut-être.
Je vous adresse mes plus respectueuses salutations, mon général
Lieutenant Saul Moorcan